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poésie -nouvelle

coeur@coeur ou la preuve (roman original - et à caractère humanitaire -

Publié le 7 Février 2017 par Clémentine.Séverin

Coeur@coeur ou la Preuve

Coeur@coeur ou la

 Preuve 
CLÉMENTINE SÉVERIN

RÉSUMÉ

Camille Arnaud a décidé de ne plus consulter son psychiatre psychanalyste, car elle s'est sentie agressée, lors de la dernière séance de psychanalyse. Cette rupture soudaine la plonge dans le désarroi. Elle souffre d'un effondrement de sa personnalité. Elle en connaît les conséquences qui risquent d'être tragiques. Camille est convaincue que si elle ne perd pas la capacité d'écrire, elle devrait se remettre de cet effondrement. Un soir après son travail, elle se rend dans une église. Elle rencontre le diacre Jack Adriel qui est également psychologue psychanalyste. Une correspondance par mail s'engage entre eux d'eux et une histoire avec l'au-delà va changer leur vie, ainsi qu'à certains membres de leur famille.

AUTEUR

Clémentine Séverin s'est inspirée pour ce roman de faits réels. Elle nous met en garde encore une fois contre des psychothérapies analytiques qui s’avèrent déviantes. Elle nous révèle notamment les difficultés rencontrées pour une telle prise de conscience.

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re blog

Publié le 30 Septembre 2016 par Clémentine.Séverin

Ce serait une bonne initiative de recommencer à écrire ce blog. Bien entendu, rien ne peut être une aussi bonne initiative. Seulement, je risque encore de me heurter à moi-même en délaissant l'écriture d'un blog, en délaissant les amis internautes. Dois-je prendre ce risque ?

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Les mots

Publié le 19 Avril 2015 par Clémentine.Séverin

Les mots

Les mots se renouvellent parfois
En une espérance que l'on croyait entre parenthèses.
Les jours naissent parfois
En un jour nouveau que l'on croyait entre parenthèses.
Les parenthèses s'envolent parfois,
Au souffle de ton infini amour
Et elles s'échouent
Le long des plages de ton océan
Les mots sont comme des fleurs qui naissent au printemps.
Les mots sont comme des oiseaux.
Ils s'envolent dans la tourmente du temps.
Les mots, les mots.
Ils me berceront au gré de cette infinie chaleur qui m'entoure
Les mots entre parenthèses et sans parenthèses
Les mots ont retrouvé leur liberté
Un jour de printemps, il le fallait bien.
Les mots, les mots
Tous ceux que je t'offre là sur les lignes
De ce grand cahier, à l'insu du monde
Tous ces mots que je t'écris et qui résonnent
En un murmure sourd au gré de ton souffle.
Les mots se renouvellent dans l'espérance
Et au rythme du printemps.
Ils te rejoignent, là sur les lignes de ton Ciel.

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Ta lumière

Publié le 3 Février 2015 par Clémentine.Séverin

 
 
 
 
Je pourrais te poser quelques questions. Je pourrais te parler encore un peu. Mais tu sais bien que je ne te parle pas beaucoup. Je n'aime que les images de ton ciel, je n'aime que ton silence, je n'aime que la lumière. Une immense lumière. Je n'aime que ta chaleur. Et parfois, rarement j'écoute ta voix et ainsi me guides-tu vers ton ciel ou vers ta montagne que nous gravirons encore ensemble. 
Ce soir, je me lève et je m'avance et je vois ta silhouette de lumière. Une lumière blanche et dorée et ta silhouette devient de plus en plus réelle. Tu deviens réel. Je te regarde. Nous nous comprenons. Je m'avance encore et je descends la marche et je me doute que tout va recommencer comme les autres soirs,
Je tourne à gauche et je marche sans rien regarder. Je suis seule et je marche encore. Je me retourne vers la piste. Je ne suis qu'avec toi. tu me donnes la main et je regarde cette lumière là-bas au loin. 
Dis ! Comme elle est étrange cette lumière bleue quand elle apparaît derrière le voile blanc. Elle n'est qu'un reflet à peine perceptible. Dis, ! Comme elle est étranger cette lumière ! Je suis là sur la piste au milieu de la grande maison. Je suis avec toi, ta force m’étreint dans la chaleur de ton amour. Un amour aussi immense que la lumière bleue qui jaillit maintenant dans la grande maison. Elle m'absorbe entièrement. Je ne vois que cette lumière bleue. . Elle est l'union. . Elle me plonge dans un océan de paix. L'océan bleu et vert.L'océan de la paix sur cette piste où l'on marche vers ton ciel. Le ciel ou l'océan de la paix.
Et la lumière bleue se métamorphose en des milliers de roses de lumière et tu déposes quelques roses dans mes mains. 
Dis ! Comme elle est étrange cette lumière dans la nuit.
Photo : Je pourrais te poser quelques questions. Je pourrais te parler encore un peu. Mais tu sais bien que je ne te parle pas beaucoup. Je n'aime que les images de ton ciel, je n'aime que ton silence, je n'aime que la lumière. Une immense lumière. Je n'aime que ta chaleur. Et parfois, rarement j'écoute ta voix et ainsi me guides-tu  vers ton ciel ou vers ta montagne que nous gravirons encore ensemble. 
Ce soir, je me lève et je m'avance et je vois ta silhouette de lumière. Une lumière blanche et dorée et ta silhouette devient de plus en plus réelle. Tu deviens réel. Je te regarde. Nous nous comprenons. Je m'avance encore et je descends la marche et je me doute que tout va recommencer comme les autres soirs,
Je tourne à gauche et je marche sans rien regarder. Je suis seule et je marche encore. Je me retourne vers la piste. Je ne suis qu'avec toi. tu me donnes la main et je regarde cette lumière là-bas au loin. 
Dis ! Comme elle est étrange cette lumière bleue  quand elle apparaît derrière le voile blanc. Elle n'est qu'un reflet à peine perceptible. Dis, ! Comme elle est étranger cette lumière ! Je suis là sur la piste au milieu de la grande maison. Je suis avec toi, ta force m’étreint dans la chaleur de ton amour. Un amour aussi immense que la lumière bleue  qui jaillit maintenant dans la grande maison. Elle m'absorbe entièrement. Je ne vois que cette lumière bleue. . Elle est l'union. . Elle me plonge dans un océan de paix. L'océan bleu et vert.L'océan de la paix sur cette piste où l'on marche vers ton ciel. Le ciel ou l'océan de la paix.
 Et la lumière bleue  se métamorphose en des milliers de roses de lumière et tu déposes quelques roses dans mes mains. 
Dis ! Comme elle est étrange cette lumière dans la nuit.
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Lettre de Francis, le Maître des corbeaux

Publié le 11 Janvier 2015 par Clémentine.Séverin

Francis 

Le Maître des Corbeaux. 
Parvis des Oiseaux 

 

Chers Lecteurs, Chères lectrices, 

 

Ah ! Vous êtes surpris que je vous écrive, moi, le Maître des Corbeaux.!  Oui, c'est bien moi. Vous ne vous trompez pas.Je voulais vous écrire depuis que l'Oiseau est venu dans le royaume des corvidés et qu'il a signé la paix sur une feuille de chêne. D'ailleurs, je ne connais pas son nom réel. Il se présente ainsi en disant : l'Oiseau. Et nous l'avons appelé l'Oiseau comme s'il n'avait pas d'identité ou comme si son être entier était l'oiseau et que son identité s'était confondue à tous les oiseaux. Ainsi, ne serait-il pas un, mais l'ensemble des oiseaux. L'Oiseau. J'aurais voulu lui poser quelques questions à ce sujet, bien entendu ! Et vous qu'en pensez-vous ? Le connaissez-vous ? Lui avez-vous donné un autre nom que l'Oiseau ? Et si vous ne lui avez pas donné un autre nom, pourquoi l'appelez-vous l'Oiseau ? 

Je croyais qu'il serait dans le parc aux Oiseaux ? Il m'avait parlé de ce parc comme s'il était un parc étonnant, presque magique. Or, ce parc est comme les autres parcs de cette immense ville. Je croyais que l'Oiseau, alors, se serait, peut-être, envolé vers la grande maison et qu'il y serait encore. Il m'avait parlé de cette maison proche du parc aux oiseaux et j'ai cherché cette grande maison. Il m'avait dit que la grande maison avait une particularité. La lumière y était d'une beauté surnaturelle. Jamais il n'avait vu une telle lumière sur la terre, rien que dans cette grande maison.. Cette lumière aurait une particularité, elle communiquerait la paix. Tous les êtres qui fréquenteraient cette maison, vivraient dans la paix la plus profonde. Elle relierait les êtres à un printemps éternel.  

Vous comprendrez bien,  que j'ai cherché cette grande maison partout dans la ville. Je ne sais pas où elle est.. Vaincu par la fatigue, je suis revenu sur le parvis des oiseaux. L'Oiseau n'est pas là, non plus. Alors, je me dis que vous allez m'aider à chercher l'Oiseau. Je dois lui communiquer la date de notre grande Assemblée dans le royaume des corvidés. 

L'assemblée aura lieu vers la fin de ce mois. Je viendrai le chercher. Je lui donne rendez-vous dans le parc aux oiseaux et je le conduirai dans le royaume des corvidés. Il a sa place dans cette grande assemblée. Il nous communiquera la paix. Il nous parlera de la paix. Il chantera la paix. Dites-le lui si vous l'apercevez ? 

Dans cette attente, je vous remercie beaucoup, et croyez en ma pensée la plus sincère. 

                                                           Francis, le Maître des Corbeaux. 

 

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Lettre 5 - La paix

Publié le 10 Décembre 2014 par Clémentine.Séverin

 
 
Chers lecteurs, chères lectrices, 
Ma visite chez les corvidés est mémorable; Ils sont presque devenus des amis.  J'ai enfin  compris le passé et nos histoires et nos bagarres. J'ai compris. Et nous avons signé sur une feuille de chêne, la paix pour toujours. Et maintenant, je crois en la paix. Et vous pensez-vous rechercher la paix ? La connaissez-vous. ? J'aimerais tellement que vous la  rencontriez et la viviez du plus profond de vous-même. . La paix des oiseaux quand ils traversent le ciel bleu et les nuages blancs de la vie.J'ai traversé le ciel bleu et les nuages et je suis revenu en région parisienne. J'ai traversé Paris et je me suis posé sur un arbre dans  le parc aux oiseaux. Connaissez-vous le parc aux oiseaux ? Il est un parc tout à fait singulier. Ce n'est pas l'aspect du parc qui est singulier. L'ambiance est singulière. Pourquoi  cette ambiance ? Pourquoi ce soleil en toute saison ?  Un soleil doré. Et le soir, encore ce soleil. Le soleil de la nuit éclaire le parc. Je me suis installé à la cime d'un arbre et je me suis endormi à côté de mes amis les pigeons, les roitelets, les mésanges et autres amis de toujours. 
Le lendemain matin, je me suis réveillé en pleine forme et j'ai pensé à la paix qui avait été signée avec les corvidés. J'ai eu envie de chanter et de traverser le ciel empli de nuages blancs. Je n'ai pas chanté et je n'ai pas traversé le ciel. Je me suis envolé vers la grande maison. Souvenez-vous ! , Je  vous avais dit que j'avais aperçu une très belle maison. Oui c'est cela, elle se situe juste à côté du parc aux oiseaux. Est-ce pour cela que ce parc est lumineux et qu'il est le reflet de la paix signée sur une feuille de chêne ? 
La petite fenêtre en haut de la bâtisse était ouverte et d'un battement d'aile, comme la dernière fois , j'ai plongé dans le coeur de cette maison. 
Je vous souhaite, chers lecteurs et chères lectrices une bonne soirée.
L'oiseau
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Lettre 4- L'oiseau et Francis le maître des corbeaux.

Publié le 28 Novembre 2014 par Clémentine.Séverin

 

 

 

L’oiseau

 

à

 

Chers lectrices, chers lecteurs,

Le temps est tellement doux en cette fin du mois de novembre, que j’ai le sentiment d’être au printemps et comme à chaque printemps, j’éprouve le désir irrésistible de me réconcilier en profondeur avec la terre et le ciel confondus.

Je me suis dit qu’il était grand temps que je me réconcilie avec les corbeaux. Vous les connaissez, les corbeaux ! Toujours vêtus de noir ! Une longue histoire dans le passé avait déclenché une rupture entre eux et moi. Je suis resté longtemps sans pouvoir m’approcher d’eux. Je les évitais et eux aussi m’évitaient comme si tous les corbeaux s’étaient passés le mot et comme si je le savais. Vous devez vous dire que les histoires d’oiseaux ressemblent étrangement à vos propres histoires d’êtres humains. N'est-ce pas ?  Je suis bien d’accord avec vous ! Mais vous n’avez pas d’ailes pour vous envoler et pour quitter la terre. J’aime quitter la terre. J’aime me plonger dans le bleu du ciel ou alors dans les nuages cotonneux. J’aime être un oiseau.

 

En ce matin, le temps est vraiment très doux ! Je me suis dit que je n’allais pas affronter directement les corbeaux.

Il me fallait rechercher le maître des corbeaux, celui qui sait leur parler et les raisonner, celui qui les a apprivoisés depuis tellement longtemps ! Oui, c’est cela, il me fallait rencontrer Francis le maître des corbeaux. Francis au visage joyeux et jovial. Je le reconnaîtrai sûrement et vous aussi vous le reconnaîtrez à ce visage débonnaire et à son écharpe blanche, et toujours debout sur le parvis du royaume des corbeaux. Pour aller dans ce royaume, rien de plus facile. Il me suffit de traverser, encore une fois, le ciel de Paris et de me poser sur le parvis de ce royaume que j’ai évité pendant des années.

Oui Francis est là sur le parvis. M’attend-il ? Les corbeaux avaient-ils pressenti cet événement incroyable entre nous et avaient-ils prévenu Francis  ? Ou bien, est-ce Francis qui avait pressenti  cet événement ?

Il est là, entouré d'une centaine d'oiseaux de la famille des corbeaux. Il me sourit et me tend la main, Francis.

Il me dit : enfin te voilà, petit oiseau venu de nulle part ou d’ailleurs. Je savais qu’un jour tu reviendrais.

 

Regarde, ils sont tous là, ceux que tu crois être tes ennemis. Mais tes ennemis ne sont pas des ennemis. Quand tu les connaîtras, quand tu rencontreras leur cœur ou leur âme, alors, tu considéreras autrement l’histoire du passé et, enfin, tu seras en paix avec ces oiseaux-là et avec le ciel et la terre. Et il m'a cité les noms des oiseaux de cette grande famille que je ne connaissais pas du tout. Oui, c'est cela, je vivais au travers des préjugés et les préjugés sont des barrières entre les êtres. Ne pensez-vous pas ?

 

Francis m'a donc appris que la famille des corbeaux s'appelait la famille des corvidés et qu'elle était composée des Cassenoix, choucas, corbeaux, corneilles, geais, pies, podoces et témias e Il a ajouté en me les présentant : «  ce sont des oiseaux très intelligents, dotés d’une excellente mémoire, curieux, sociables. Ils sont capables de trouver des solutions et de résoudre des problèmes dans la nature et ils sont très résistants. Ils occupent la majeure partie du globe, depuis l’Arctique jusqu’aux déserts les plus arides, à des altitudes variant du niveau de la mer à 6500 mètres, aussi bien sur les îles et les continents que dans les zones urbaines.. »

 

 

Ainsi, ai-je commencé à deviser avec la grande famille des corvidés sous le regard attendri de Francis. Ils m’ont raconté la vie de leurs ancêtres. Ils m’ont raconté des milliers d’histoires. J’étais un peu perdu parmi toutes ces histoires. Et j’avais peur de ne pas m’en souvenir. J’avais peur qu’elles ne s’enregistrent pas en mon esprit ou en mon cœur. Je me trompais. Je n’ai pas oublié les histoires des corbeaux. Je n’ai rien oublié, ni même l’instant où la réconciliation entre nous a eu lieu sur le parvis de cet étrange royaume. Le temps était doux. La douceur m’enveloppait de bonheur. Et jamais, je n’oublierai l’instant où nos regards se sont croisés pour l’ultime réconciliation.

Croyez, chers lectrices et lecteurs, en mes sentiments les plus sincères.

                                                                       L'oiseau. 

 

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L'oiseau et Raïssa

Publié le 20 Novembre 2014 par Clémentine.Séverin

L’oiseau 


Chères lectrices, chers lecteurs,

Chaque année, dès la mi--novembre, je redoute le temps avec cette fin d'automne et cette entrée  dans l'hiver. Des hivers trop longs.  Cette période est très éprouvante, pour nous les oiseaux de ville.. Nous n'avons pas la possibilité de migrer vers les pays chauds comme nos amies les hirondelles. D'ailleurs, elles sont déjà parties. Elles ne reviendront qu'au printemps. Parfois je rêve d’un printemps éternel. Malheureusement, le printemps éternel n’est pas sur terre. Peut-être sera-t-il dans un ailleurs que nous les oiseaux connaîtrons dans une autre vie d’oiseau. Vous ne pensez pas qu’une autre vie puisse nous être donnée à nous les oiseaux ! Avouez que vous n’y croyez pas  ! Eh bien, je vous rassure. Nous avons des milliers de vie et à chaque vie, nous allons dans des univers différents. Mais mon propos ne doit pas s’étendre sur ce sujet. Je voulais simplement vous expliquer que je crois avoir une solution pour éviter les aléas de la fin de l’automne et surtout de l’hiver.

En effet, je suis un oiseau de ville. Je vis dans la ville et dans les jardins de ville et parfois je vis dans les nuages pour échapper à la ville et à sa rumeur.

Je dois pourtant vivre en ville. Je me suis dit que je devais être comme vous. J'étais prédestiné à vivre en ville. Peut-être dois-je accomplir quelque chose d'important aux yeux des oiseaux et quelque chose qui ne serait pas forcément important à vos yeux, vous les humains  ? Je n'en sais rien. Pas encore ! Avant de découvrir ce que je pourrais accomplir de grand aux yeux de mes amis les oiseaux, je vais vous raconter la raison pour laquelle je n'appréhende plus la fin de l'automne et l'hiver. Comme vous le savez, je suis un oiseau accompagnateur. Un matin, j'accompagnais Raïssa à son école. Elle m'avait rencontré dans un jardin près de chez elle. Elle me regardait et je la regardais. Je trouvais qu'elle était jolie avec ses cheveux frisés et avec son joli visage poupin tout en couleur. Oui, c’est cela, elle a longtemps vécu dans des pays chauds, là où vont nos hirondelles durant l’hiver. Raïssa a encore son pays dans sa tête et parfois son regard est triste. Alors ce matin, je me suis dit que j’allais l’accompagner à son école. Raïssa était heureuse et surprise que je l’accompagne dans le tram, le RER et le métro. Elle me regardait et moi je la regardais. Et je voyais une petite lumière qui s’allumait tout au fond de son regard. Et cela me faisait plaisir. Je me disais que Raïssa n’était plus seule et que j’étais utile à cette jeune fille. Elle m’a salué quand elle est  rentrée dans son école. Et jamais je n’oublierai la lumière de son regard. Peut-être était-ce la lumière de son pays qui renaissait en son âme ! Je n’en sais rien !

J’ai pris mon envol au-dessus des arbres et des immeubles. J’ai traversé plusieurs villes et une autre lumière m’a attiré vers un étrange maison couverte de feuilles d’automne. J’ai contourné cette immense maison. Elle n’était pas aussi immense que je pouvais l’imaginer. Il était étrange qu’elle soit située en plein milieu d’une ville. Une minuscule fenêtre était ouverte. D’un battement d’aile, je suis entré dans cette maison. Et là, j’ai su que j’aurais un abri jusqu’au printemps. C’est d’ailleurs de cet endroit que je vous envoie mon message écrit sur une feuille d’automne.

Je vous souhaite une agréable nuit, chères lectrices et chers lecteurs.

L’oiseau

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Lettre 3 - L'oiseau dans la nuit

Publié le 12 Novembre 2014 par Clémentine.Séverin

Cher lecteurs  et lectrices,

La nuit était obscure et profonde. Aucune étoile ne luisait dans le ciel. Pas de clair de lune. Rien. Une nuit brutale, totale m'encerclait. Je ne dormais pas. Je veillais. Je me doutais, sans en connaître la raison, que quelque chose allait se produire dans cette nuit tellement obscure. Le temps était doux et cette douceur me confirmait, je crois, qu'il allait vraiment se passer quelque chose d'inoubliable. A un moment, j'ai fermé les yeux en me disant que je m'étais fait encore mon cinéma comme vous le dites parfois pour vous-mêmes. Vous savez bien toutes ces histoires que l'on se raconte ! Celles qui ne vont pas forcément se réaliser dans la vie. Elles restent, parfois, à l'état de rêves ou de cauchemars et se terminent dans l'oubli.

Non. Je ne m'étais pas fait mon cinéma. Une branche d'un arbre gémit dans la nuit profonde. Je tressaillis de peur. Oui, c'est cela. La vraie peur. Celle qui m'alerte, en général, en cas de grands dangers ? Étais-je en danger ? J'écoutai. J'écoutai, ce gémissement . Pourquoi cette branche gémissait-elle alors que le vent ne s'était pas encore levé. ? Il n'y avait aucune menace de tempête. Puis une voix s'éleva..  Une voix insolite. Un cri strident dans la nuit profonde.

Je sautillai de branches en branches et m'envolai. Je voulais échapper au bruit. Toutefois, il résonnait dans la nuit et ralentissait ma course. Je ne voyais rien dans cette nuit. Le cri persistait et couvrait entièrement la nuit. Je n'avais plus peur ou alors j'étais  devenu la proie de cette peur. Je ne pouvais pas échapper à ce bruit strident. . Soudain, une brise me poussa vers un nuage. Je plongeai dans le nuage. Je crus que le nuage allait étouffer le bruit. Plongé dans ce nuage, je ne pouvais plus bouger. Je n'entendais que le cri strident. Il me martelait le cerveau. Il martelait mon corps d'oiseau. Le nuage descendit sur un arbre de la forêt. Il se posa près d'une feuille qui gémissait. Je ne savais pas que les feuilles des arbres avaient une voix et des sentiments. Je ne savais pas. La feuille me dit qu'elle se détachait de la branche, elle allait mourir définitivement. Avant de mourir, elle voulait voyager. Et c'est ainsi que j'ai voyagé dans la nuit la plus obscure de toutes mes nuits. J'ai accompagné la feuille vers l'infini et là, un ange est apparu. La feuille s'est blottie dans la main de l'ange. Et le lendemain matin, le soleil a brillé. Une mélodie infiniment suave a traversé les nuages et mon cœur a été rempli d'une grande joie et d'une grande paix. La mélodie d'un ange dans le lointain. Écoutez bien cette mélodie. La mélodie de l'infini . 

Ne craignez pas la nuit. Elle nous conduit toujours vers la lumière. Bonne soirée. 
L'oiseau 

 

 


 

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Lettre 3 Julie

Publié le 6 Novembre 2014 par Clémentine.Séverin

 

 

Chers lecteurs, chères lectrices,

Oui ! Vous m’avez reconnu. Je suis l’oiseau. Ces pattes d’oiseau sur cette page, sont la marque de mon identité. Je ne peux que dessiner les mots pour vous lecteurs et lectrices. Et vous, qui êtes vous ? J’aimerais vous accompagner comme j’ai accompagné, Julie ce matin. Vous ne connaissez pas Julie ? Je l’ai abordée dès qu’elle sortait de son appartement. Elle paraissait triste. Et je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’elle soit triste. Le ciel était bleu et la lumière blanche. Alors, Julie devait recevoir un message qui la ferait sourire et qui la transporterait dans la joie toute la journée. Mais Julie ne m’a pas vu. Pourtant, je l’ai frôlée de mes ailes à plusieurs reprises. Je me suis envolé haut dans le ciel. J’ai attrapé dans mon bec les lueurs de l’espoir. Je voulais les déposer dans ses mains. Alors je l’ai frôlée une nouvelle fois après un vol plané tout près d’elle dans la rue. Elle ne m’a pas vu, elle ne m’a pas entendu, elle n’a pas senti ma force tout près d’elle. Elle a continué sa marche dans la rue jusqu’au tramway, les yeux perdus dans un monde triste. Et elle marchait les mains enfoncées dans les poches de son manteau. Elle ne m’a pas vu à la station du Tramway. Elle ne voyait rien, je crois. Elle était plongée dans son silence, dans sa tristesse. Alors, je me suis dit que j’allais accompagner Julie jusqu’à son travail. Je me suis promené ainsi dans le tramway. J’ai chanté. Mais les gens dans le tramway ne m’ont pas entendu. Ils ne m’ont pas vu , perché sur les espaces prévus pour les bagages.. Il faut dire que je me suis un peu caché. Il y avait beaucoup de personnes entassées dans le wagon du tramway. Je suis descendu en même temps que Julie et je l’ai vue emprunter l’escalator et là je me suis dit qu’elle pourrait me voir si je la devançais. C’est ce que j’ai fait. Elle m’a bien vu mais elle n’a pas souri et elle n’a pas sorti ses mains des poches de son manteau noir. Elle a marché sur le parvis et là non plus, elle n’a pas fait attention à moi. Elle ne me voyait plus, perdue dans sa tristesse infinie. Elle a franchi les portes d’une immense tour. Elle n’est pas ressortie. Je me suis dit qu’elle devait travailler quelque part dans cette tour réservée aux bureaux des grandes entreprises. Je reviendrai ce soir pour l’accompagner jusqu’à son appartement. J’ai sautillé un peu sur le parvis parmi mes amis les pigeons. Et, j’ai aperçu et entendu un groupe d’enfants. Les enfants. riaient. Ils criaient de joie. Il couraient vers moi. Ils voulaient m’attraper et attraper les amis les pigeons. Et je me suis envolé très haut dans le ciel. Je me suis retourné après avoir dépassé les nuages blancs et me suis élancé vers ce groupe d’enfants. Il me cherchait du regard. A mon approche, ils ont tendu les mains et j’ai déposé dans leurs mains les lueurs de l’espoir. Ils ont chanté tellement fort ! Écoutez le chant. L’univers s’en est imprégné. Écoutez ! Ce chant est beau. Il émane du cœur des enfants. Je le chante moi aussi à l’heure où je vous écris et je vois le soleil briller même dans cette nuit. Il fera beau demain.

Je vous souhaite une bonne soirée

L’oiseau.


 

 

 

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